Le pari de l'énergie propre Imprimer Envoyer

L'énergie renouvelable

RTEmagicC_energie_renouvelable.jpg La catastrophe nucléaire de Fukushima, au Japon, a remis en selle les énergies renouvelables

M. Frau nous en rappelle les origines.

 


 

LE PARI DE L’ENERGIE PROPRE Du Danemark au Mali, en passant par l’Allemagne, l’utilisation des techniques vertes prouve que le rêve peut devenir réalité. Ils sont convaincus que, sans écouter les experts qui crient à l’utopie, le passage aux énergies renouvelables est possible et nécessaire. Il faut d’urgence abandonner les énergies fossiles et nucléaires pour se tourner vers le solaire, l’éolien, l’hydraulique et l’énergie des vagues. Le film de Carl A. Fechner sur Arté nous entraîne à travers le monde, par
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tout ou ce rêve est devenu réalité. Ainsi, cette péninsule du nord-ouest du Danemark peuplée de 50.000 habitants, est-elle plantée d’éoliennes alimentant les maisons et les fermes. Elle est également truffée de centaines de petites centrales de production de chaleur et d’électricité, fonctionnant avec du gaz issu de la biomasse.
Depuis le choc pétrolier des années 70, le Nordic Folkecenter for Renewable Energy y a patiemment développé ces technologies vertes avec les agriculteurs, les habitants et les P.M.E. Place aux solutions « à petite échelle au niveau de la famille, de la ferme, du village, de la région ».Aujourd’hui récompensée pour son autonomie, la région fournit même de l’électricité à d’autres territoires du pays. Un rêve écologiste ! Voici maintenant, en Californie, l’un des papes des véhicules électriques, Elon MUSK, qui s’acharne à mettre au point une voiture pour le grand public. La propulsion électrique dans les transports est, selon lui, l’un des trois domaines déterminants pour l’avenir de l’humanité avec le spacial et internet. A Oslo, Jan-Olaf WILLUMS, père de la première voiture électrique de série commercialisée en Europe, la Tink City, renchérit en décrivant la prochaine étape telle qu’il l’imagine : des flottes de voitures électriques qui non seulement consommeront de l’électricité, mais seront en mesure d’en prêter, en cas de besoin, à certaines heures de la jounée. En Allemagne, Matthias Willenbacher, à l’origine de la plus grande centrale photovoltaïque du monde, près de Leipzig, présente un immeuble de bureaux dont le coût énergique revient à deux (2) Euros le mètre carré par an !
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Le même coût moyen que pour un ménage allemand, mais par …mois ! L’enjeu est encore plus crucial dans le Sud. En Afrique, 500 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité. Le renouvelable s’impose comme une évidence. Les énergies fossiles sont rares ou s’avèrent aussi coûteuses que dans les pays du Nord. A Zambala, au Mali, la maternité possède enfin l’électricité grâce à un équipement solaire que le jeune concepteur malien Ibrahim Togola a fait installer après sa formation en Europe. Auparavant, il fallait pratiquer les accouchements à la lampe de poche ! Au Bangladesh, 60% des habitants s’éclairent au kérosène, faute d’électricité. Bras droit de Mohammed Yunus, l’inventeur du microcrédit, Dipal Barua dirige le Gramen Shakti qui assure l’approvisionnement en énergie renouvelable des plus pauvres. Pour cela, il s’appuie sur les femmes formées par milliers à ces techniques.Desormais, trois millions de personnes peuvent s’éclairer, faire fonctionner des téléphones portables ou des ordinateurs grâce au solaire ou au biogaz. Recevant Ibrahim Togola, Dipal Barua lui propose d’exporter le modèle au Mali. Les choses avancent. Dans le rôle de l’expert qui a les pieds sur terre, Fatih Birol, économiste à l’Agence internationale de l’Energie, basé à Paris, donne son avis tout au long du film « La Quatrième Révolution ». Ses paroles font l’effet d’une douche froide : « Si on imagine que d’ici quelques décennies toute notre énergie sera renouvelable ? C’est loin d’être réaliste. » Le député allemand Herman Sheer, aujourd’hui décédé, soutenait exactement le contraire, à condition qu’il y ait la volonté politique. Il incitait à ne pas se laisser intimider par les grands groupes d’énergies fossiles ou nucléaires, qui en position actuelle de monopole, encouragent peu la « La Quatrième Révolution » « pour passer, disait-il, des énergies conventionnelles aux énergies renouvelables, il nous reste trente ans au plus, soit l’espace d’une nouvelle génération active » !
Et si Monsieur Herman Sheer avait raison ?...

Antoine FRAU

Résidence Sénior

Le 04 septembre 2011

 
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