Un pianiste de génie
Dans cet Article, M. et Mme Frau nous font partager leur amour de la bel musique et plus particulièrement leur attachement à un compositeur de génie : Frédéric Chopin.
Frédéric Chopin

Son père, professeur d’origine française, avait épousé une polonaise et s’était établi à Varsovie.
Le petit Frédéric naquit le 1er mars 1810 à Zelazowa, près de la capitale.
Dès l’âge de cinq ans il entra au Conservatoire de Varsovie. A l’approche de sa vingtième année il a déjà écrit ses premiers chef-d’œuvre : Valses en ré et si bémol Majeur ; Polonaise en ré mineur ; Mazurka en la mineur ; Nocturne en mi mineur …..
Son génie était plein de mystérieuses harmonies de la nature, traduites par des équivalents sublimes dans sa pensée musicale.
Le génie de Chopin est le plus profond et le plus plein de sentiments et d’émotions qui ait existé ; il a pu souvent résumer, en dix lignes qu’un enfant pourrait jouer, des poèmes d’une évaluation immense, des drames d’une énergie sans égale.
Il a gardé une individualité plus puissante que celle de Beethoven, plus dramatique que celle de Weber. Ses émotions excessives l’emportaient, à son insu, dans des régions connues de lui seul.
Il à fait des chansons polonaises et des romances inédites d’une charmante bonhomie et d’une adorable douceur.

C’est à Majorque, accompagné de G. Sand, qu’il à composé les plus belles de ses courtes pages qu’il intitulait modestement des préludes. Ce sont des chefs d’œuvre, sa création était spontanée, miraculeuse. Il la trouvait sans la chercher, elle venait sur son piano soudaine, complète, sublime, ou elle chantait dans sa tête pendant une promenade, et il avait hâte de se la faire entendre à lui-même en la jetant sur l’instrument.
Mais alors commençait une suite d’efforts d’irrésolutions et d’impatiences pour ressaisir certains détails du thème de son audition ; ce qu’il avait conçu tout d’une pièce, il l’analysait trop en voulant l’écrire, et son regret de ne pas le retrouver net, selon lui, le jetait dans une sorte de désespoir. Il s’enfermait dans sa chambre des journées entières, marchant, brisant ses plumes, répétant et changeant cent fois une mesure, il passait six semaines sur une page pour en revenir à l’écriture telle qu’il l’avait tracée du premier jet !!
George Sand qui devait jouer pendant près de dix ans un rôle déterminant dans sa vie et sa carrière, sera à la fois une amante, une mère et aussi un solide soutien quand la maladie se fera plus aiguë (phtisie). Malgré des séjours hivernaux sous des cieux ensoleillés et cléments (Baléares, Italie) et des étés dans le Berry à Nohant chez George, sa santé se dégrade…
A la suite de ses dernières rechutes, son esprit s’était assombri, il fut irrité souvent sans aucun motif.
Gutman, son plus parfait élève, devenu un véritable maître lui même, forcé de s’absenter durant la dernière maladie de Chopin, ne revint que pour recevoir son dernier soupir à Paris le 17 octobre 1849.
A ses obsèques on joua le requiem de Mozart selon le vœux qu’il avait exprimé et il fut enterré au cimetière du Père Lachaise à côté de son ami, le compositeur italien Bellini.
Cette vie d’ici bas est un voile que la souffrance et la maladie rendent plus épais à certaines âmes, qui ne se soulève que par moments pour les organisations les plus solides et que la mort déchire pour tous…
Carmèle et Antoine FRAU
Résidence senior
Le 04 Novembre 2011
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